Types de WC japonais

Lave-mains pour WC : compact, pratique et élégant

Dans un WC séparé, le lave-mains est souvent le dernier élément décidé, et le plus contraint : il arrive après la cuvette, dans l'espace qui reste. C'est pourtant un achat qui se prépare, parce qu'on y tranche plusieurs questions à la fois, une dimension, un côté de robinetterie, une alimentation en eau, une évacuation, et la nature de la paroi qui recevra la pièce. Cet article détaille ces choix à partir de notre lave-main compact, la référence que nous proposons en ligne, et des points à vérifier avant de commander.

Ce qu'un lave-mains change dans un WC séparé

L'intérêt d'un lave-mains dans les toilettes tient en une phrase : on se lave les mains sur place, immédiatement, sans traverser le logement jusqu'au lavabo de la salle de bains. Le geste se fait au bon moment, sans poignée de porte touchée entre les deux. Dans un logement où le WC est indépendant, c'est ce qui permet d'obtenir cette continuité sans quitter la pièce.

Cet argument prend un relief particulier à côté d'un WC lavant, où l'eau tient déjà la première place dans la toilette intime. Nous détaillons ce point dans notre article sur l'hygiène et le confort au quotidien d'un WC japonais. Le lave-mains prolonge cette logique jusqu'à la sortie de la pièce.

Reste que le WC séparé est rarement une pièce généreuse. Le lave-mains doit donc y tenir sans gêner l'accès à la cuvette, ni le débattement de la porte, ni le passage d'une personne debout devant la cuvette. C'est là que les centimètres se comptent. Le détail se trouve dans les cotes minimales d'un WC.

Compact : ce que le mot recouvre en centimètres

Sur le marché du sanitaire, les lave-mains prennent des formes très différentes : modèles d'angle, modèles muraux, vasques posées sur un petit meuble. Le mot « compact » ne dit donc rien tant qu'on n'a pas les trois dimensions sous les yeux.

Notre lave-main compact, en version droite ou gauche annonce sur sa fiche 18 cm de profondeur d'encombrement, 31 cm de largeur et 11,2 cm de hauteur. Ces trois nombres ne pèsent pas le même poids dans une décision. La profondeur gouverne le passage devant la vasque, donc le confort d'une pièce étroite. La largeur détermine ce qui peut se placer à côté, un porte-serviette ou une réserve de papier. La hauteur, elle, est la troisième cote de la céramique dans la série profondeur, largeur, hauteur : elle décrit la dimension verticale de la pièce elle-même, et non le niveau auquel celle-ci se retrouvera une fois en place.

Une méthode simple consiste à reporter ces cotes dans la pièce avant de commander, au crayon ou avec un gabarit en carton, porte ouverte. Si le format ne passe toujours pas, la difficulté vient parfois de la cuvette plus que du lave-mains : notre article sur le WC japonais dans un petit espace ou un WC séparé passe en revue les solutions qui libèrent du sol.

Robinetterie à droite ou à gauche : une décision prise à la commande

Ce lave-main existe en deux versions, l'une avec le trou de robinetterie à droite (référence LMC-D), l'autre à gauche (référence LMC-G). Le côté fait donc partie de la référence : il se choisit à la commande, et non au moment de la pose.

Trois éléments orientent ce choix. Le premier est l'emplacement de l'arrivée d'eau existante, ou celui qu'il est le plus simple d'atteindre depuis la conduite qui alimente déjà la chasse. Le deuxième est ce qui se trouve immédiatement à côté de l'emplacement retenu : un robinet placé du côté d'un retour de cloison ou d'un obstacle réduit le dégagement pour la main. Le troisième est le sens d'ouverture de la porte, qui décide du côté par lequel on aborde la vasque en entrant.

Cette décision se prépare donc avec le plan de la pièce, pas au dernier moment. En cas de doute, un appel au 01 42 45 01 73 ou un passage en boutique permet d'en parler avant de valider la commande.

Eau froide seule ou mitigeur

Au-delà des deux versions de céramique, la fiche décrit deux compositions de pack : l'une avec un mitigeur et un siphon métal design chromé, l'autre avec un robinet eau froide et le même siphon. Au total, six déclinaisons sont proposées : les deux versions de céramique, et quatre packs qui croisent le côté de robinetterie avec l'une des deux compositions. Avant de valider, lisez la déclinaison retenue : c'est elle qui dit ce que comprend l'ensemble, robinetterie et siphon compris.

Le choix entre robinet d'eau froide et mitigeur est moins une affaire de goût qu'une affaire de plomberie. Dans un WC indépendant, la seule conduite présente est le plus souvent celle qui alimente la chasse, en eau froide. Poser un mitigeur suppose alors d'amener une seconde alimentation, soit depuis le réseau d'eau chaude du logement quand il passe à proximité, soit par un petit chauffe-eau dédié installé dans la pièce. Ces deux options ont un coût de travaux et un encombrement propres, à évaluer avant de trancher, dans une pièce où le volume disponible est déjà la contrainte principale.

À l'inverse, un robinet d'eau froide se raccorde sur l'alimentation déjà présente. Pour un lavage de mains de quelques secondes, beaucoup de projets s'en satisfont, et la question mérite d'être posée plutôt que tranchée par réflexe.

Bonde, siphon et évacuation

La fiche précise que le lave-main est livré avec une bonde chromée à écoulement libre, sans trop-plein. Une bonde à écoulement libre reste ouverte en permanence : l'eau part au fur et à mesure, sans clapet à actionner. L'absence de trop-plein va de pair avec ce principe, la céramique ne comportant alors aucun orifice de sécurité en partie haute. C'est le point à garder en tête si l'idée vient de remplacer la bonde par un modèle obturable, puisque rien ne limiterait la montée de l'eau dans la vasque.

L'évacuation d'un lavabo ou d'un lave-mains se fait couramment en 32 millimètres de diamètre, quand celle d'une cuvette se fait en 100 millimètres. Le raccordement s'établit le plus souvent sur une descente existante, par un piquage de petite section ; votre plombier le chiffre au vu de la pièce.

Le siphon mérite enfin un mot. Selon l'implantation retenue, il peut rester entièrement apparent, sauf à prévoir un habillage. Un siphon métal design chromé, tel que celui inclus dans les quatre packs, se traite alors comme un élément de finition et non comme un accessoire technique.

Les cloisons d'un WC séparé ne se valent pas

Dans un WC séparé, toutes les parois ne sont pas de même nature. Quand la cuvette est un modèle suspendu, la paroi derrière elle est souvent un coffrage qui habille le bâti-support, c'est-à-dire une structure légère et non un mur porteur. Cette distinction gouverne ce que chaque paroi de la pièce peut recevoir.

La fiche de notre bâti-support Geberit avec sa plaque de déclenchement l'illustre. Ce bâti est fourni par défaut en version universelle à pieds renforcés, dite autoportante, de hauteur 112 cm, prévue pour un montage devant structure légère ou devant mur porteur. La même fiche indique qu'une version murale, pour montage devant mur uniquement, s'obtient sur demande par e-mail séparé, et que d'autres versions, à faible hauteur ou à faible profondeur notamment, sont disponibles avec supplément, après nous avoir consultés. Autrement dit, la nature du support se décide au moment où l'on choisit le bâti, bien avant la vasque. Le rôle de chacune de ces pièces est expliqué dans notre article sur le bâti-support et la chasse d'eau murale.

La conséquence pratique est simple : la nature de la paroi à l'emplacement retenu se relève avant la commande, et votre installateur en tire ce que ce support peut recevoir.

Ce qui se mesure avant de commander

Ce qu'il faut releverCe que cela décide
Profondeur libre devant la cuvette, porte ouverteLa faisabilité même de la pose
Largeur disponible à l'emplacement retenuLa place restante pour le reste de la pièce
Côté de l'arrivée d'eau et sens d'ouverture de la porteLa version droite ou gauche
Présence, ou non, d'une arrivée d'eau chaude à proximitéLe pack mitigeur ou le pack eau froide
Point d'évacuation le plus procheL'ampleur du raccordement
Nature de la paroi à l'emplacement retenu, maçonnerie ou coffrageCe que ce support peut recevoir

Les cinq premières lignes se relèvent en quelques minutes, mètre en main ou plan de la pièce sous les yeux. La dernière ne se lit pas au mètre : distinguer un coffrage d'un mur porteur, puis en déduire ce qu'il peut recevoir, se prépare avec votre installateur, comme dit plus haut. Le relevé ne remplace donc pas cet avis ; il sert à arriver devant nous, ou devant votre plombier, avec les éléments déjà réunis plutôt qu'à les chercher pendant le chantier.

Accorder les finitions

Ce lave-main est en céramique intégrale et se décline dans un seul coloris, le blanc. Cette sobriété facilite l'accord avec le reste de la pièce, puisque la variation se reporte alors sur la robinetterie, le siphon et la plaque de déclenchement de la chasse, qui sont les pièces réellement visibles.

Un lave-mains participe pleinement à l'esthétique d'un WC, au même titre que la cuvette. C'est le parti pris de certaines marques de sanitaire au dessin épuré, comme nous l'expliquons dans notre article consacré à Clou, lave-mains et sanitaire au design épuré. Les pièces qui accompagnent un WC japonais sont rassemblées dans notre rayon des essentiels, aux côtés des bâtis-supports et des plaques.

Le préparer avec nous, à Paris

Un lave-mains se juge mal sur un écran : sa profondeur, la place réelle pour la main et l'encombrement de la vasque se comprennent devant la pièce. La boutique du Trône, 85 rue d'Assas dans le 6e arrondissement de Paris, est en accès libre aux heures d'ouverture, et des WC japonais y sont exposés et testables sur place. Pour un projet préparé, avec les cotes de la pièce et le sens d'ouverture de la porte, un rendez-vous conseil de 30 minutes sert à passer en revue la version, la robinetterie et l'implantation dans le même échange.

Les questions se posent aussi par téléphone au 01 42 45 01 73, ou par écrit à contact@letrone.com. Comme sur l'ensemble du catalogue, la garantie est de deux ans.