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WC japonais et écologie : moins de papier, plus de sobriété

Adopter un WC japonais, c'est aussi faire un choix plus sobre au quotidien. En remplaçant le papier par un jet d'eau, le washlet réduit la consommation de papier toilette d'un foyer, et l'installation qui l'accompagne permet de mieux maîtriser le volume d'eau de chaque rinçage. Spécialiste depuis 2005, Le Trône présente ces solutions à Paris. Cet article détaille les postes concernés, un par un, en s'appuyant sur ce que disent les fiches du catalogue en ligne : le papier, l'eau, l'entretien, la matière économisée en rénovation, l'électricité et la durée de vie.

Le papier, un poste discret mais réel

Le papier toilette a un coût, à l'achat comme pour l'environnement : matière première, fabrication, transport, puis traitement des eaux usées. C'est une dépense invisible parce qu'elle est fractionnée, et qu'elle se renouvelle chaque semaine dans chaque foyer.

Le WC japonais déplace ce geste. Le jet d'eau tiède, à pression et température réglables, assure le lavage ; le papier ne sert plus qu'à sécher, quand un séchage à l'air chaud ne s'en charge pas. Cette dernière fonction n'est pas universelle et se vérifie modèle par modèle : dix des vingt-deux fiches du catalogue en ligne portent la mention d'un séchage à air chaud, sous l'un ou l'autre des deux libellés utilisés dans nos tableaux de caractéristiques. Sur les autres fiches, la ligne n'apparaît pas, et c'est la fiche du modèle visé qui fait foi.

Un effet collatéral mérite d'être mentionné. Les lingettes, y compris celles présentées comme jetables, ne se désagrègent pas comme le papier et posent des difficultés aux réseaux d'assainissement. Un lavage à l'eau retire simplement l'usage qui les rendait tentantes. Le confort quotidien qui en découle est traité à part, dans notre article sur l'hygiène et le confort au quotidien avec un WC japonais.

L'eau du jet et l'eau de la chasse ne se comptent pas ensemble

C'est la confusion la plus fréquente. Un washlet mobilise deux circuits distincts, qui n'ont ni le même rôle ni le même ordre de grandeur. Le jet de lavage prélève un filet d'eau, le temps du lavage. Le rinçage de la cuvette, lui, reste le poste principal, et c'est là que se joue l'essentiel de la consommation.

Sur une installation suspendue, ce réglage se joue à la plaque de déclenchement. Le bâti-support Geberit Duofix avec sa plaque Sigma 12 est livré par défaut en version universelle à pieds renforcés, hauteur 112 cm, avec une plaque double touche : deux volumes de rinçage, choisis au moment de l'usage. Le bâti-support TECE et sa plaque Extra-fine reposent sur le même principe de double touche. Sa fiche pose une condition de pose à connaître avant d'acheter : en raison de la faible épaisseur de la plaque, l'habillage du coffrage doit dépasser 23 mm, par exemple une plaque de plâtre BA13 et son carrelage ; en deçà, d'autres plaques existent et le choix se fait avec nous.

Le réservoir encastré, la hauteur du bâti et le type de mur forment un ensemble cohérent qu'il vaut mieux arrêter avant les travaux. Nous l'avons décrit en détail dans l'article consacré au bâti-support et à la chasse d'eau murale.

Une cuvette qui retient moins, un rinçage qui lave mieux

La sobriété d'un WC ne se limite pas au volume d'eau libéré : elle dépend aussi de l'efficacité de ce volume. Deux caractéristiques y contribuent, et le catalogue permet de les compter précisément. Les douze fiches qui comprennent une cuvette portent toutes la mention « Cuvette sans bride ». Dix de ces douze annoncent en outre une chasse tourbillon.

La fiche du pack WC posé au sol NC avec abattant Washlet RG Lite de TOTO décrit ce que recouvre le terme : la chasse tourbillon Tornado Flush injecte l'eau de manière à créer une colonne d'eau cyclonique, présentée comme plus efficace et plus silencieuse. La même fiche mentionne un revêtement céramique ultra lisse CeFIONtect. Elle précise aussi une condition d'achat qu'il faut avoir en tête : ce modèle est vendu soit en pack lavant avec son abattant, soit en cuvette NC seule, non lavante.

Une salissure qui adhère moins est une salissure qui part avec moins d'eau et moins de produit. Six fiches du catalogue portent une ligne « Humidification céramique », explicitement décrite comme réduisant l'adhérence des salissures ; l'une d'elles indique que cette fonction n'est pas présente sur sa version Lite, qui est aussi privée de la purification d'air. Là encore, la version choisie change la réponse, et la fiche l'écrit.

Garder la céramique en place

L'économie la plus importante n'apparaît sur aucune facture d'eau : c'est celle de la matière qu'on ne dépose pas. Une cuvette en bon état, un bâti déjà encastré, un carrelage intact représentent une quantité de matériaux et de déchets de chantier considérable si l'on décide de tout refaire.

L'abattant lavant répond exactement à ce cas. Il se substitue à l'abattant existant sur la cuvette en place. L'abattant lavant DIB 850 de Daewon illustre bien la démarche : sa fiche annonce les fonctions principales du WC japonais à douchette, un panneau de contrôle latéral fixe rattaché à l'abattant, une garantie 2 ans, et trois tailles destinées à s'adapter au plus grand nombre de cuvettes, Rond, Profil U et Allongé. La compatibilité n'est pas acquise pour autant, et la fiche ne le cache pas : elle renvoie à un document PDF précisant les dimensions à relever, et propose, en cas de doute, de réaliser un gabarit de la surface de sa cuvette et de venir en magasin y poser le modèle visé avant l'achat. C'est la vérification qui conditionne tout le reste.

L'électricité, l'autre poste à regarder

Un washlet est un appareil électrique. Il se raccorde à l'eau froide et à une alimentation 230 V à proximité, et il consomme, pour chauffer l'eau du jet, alimenter la lunette quand elle est chauffante et actionner le séchage. Ce poste existe, et il serait malhonnête de le passer sous silence dans un article consacré à la sobriété. À ce titre, un abattant lavant relève de la filière de collecte et de recyclage des équipements électriques et électroniques.

Pour qui ne dispose d'aucune prise à proximité, ou souhaite s'en tenir au strict nécessaire, il existe des abattants lavants mécaniques. Ils n'offrent pas le même confort, et notre article sur le WC japonais sans électricité détaille précisément ce que l'on garde et ce que l'on perd en s'en passant.

Durer, c'est encore ce qui économise le plus

L'écologie, c'est aussi la durabilité. Un équipement utilisé plusieurs fois par jour pendant des années amortit sa fabrication ; un équipement remplacé au bout de deux saisons ne l'amortit jamais. C'est pourquoi l'entretien courant compte autant que la fiche technique.

Deux fonctions du catalogue vont dans ce sens et se comptent, elles aussi. Douze fiches portent un mode détartrage, l'une d'elles pour sa seule version en pack lavant, qui permet de traiter le circuit d'eau et de préserver la douchette dans les régions où l'eau est calcaire. Treize fiches annoncent un nettoyage automatique de la douchette, sous l'un ou l'autre des deux libellés employés dans nos tableaux. Ces gestes automatisés retardent l'encrassement qui, autrement, finit par condamner une pièce.

Chez Le Trône, les produits sont garantis 2 ans. Le détail des routines d'entretien, du détartrage et de ce que couvre la garantie figure dans notre article dédié à l'entretien d'un WC japonais.

En parler à Paris

Une fiche ne remplace pas un essai. Dans la boutique du Trône, 85 rue d'Assas à Paris 6e, des modèles sont exposés et testables sur place ; la fiche du WC suspendu AquaClean Tuma de Geberit signale par exemple que sa finition en verre blanc, celle que nous préférons, est exposée en magasin. L'accès est libre aux heures d'ouverture, et un rendez-vous conseil de 30 minutes reste possible pour un projet déjà préparé, sans jamais être une condition pour être reçu.

Vous pouvez également nous écrire à contact@letrone.com ou appeler le +33 1 42 45 01 73 pour vérifier une compatibilité, une hauteur de bâti ou une taille d'abattant avant de commander.